Qui est Curtis Yarvin ?

Curtis Yarvin (né en 1973) (10 ans après moi) est considéré comme le principal théoricien du mouvement néoréactionnaire (ou NRx), aussi appelé les « Lumières obscures » (Dark Enlightenment). Un nom pareil, ça ne s’invente pas. Pour être on-ne-peut-plus concret, Curtis Yarvin est une des principales figure intellectuelle qui émerge de la galaxie trumpiste. Son projet politique, défini comme « néoréactionnaire », propose d’en finir avec l’idée démocratique et de structurer le gouvernement comme une entreprise dirigée par un monarque absolu. Smiley qui gerbe.

1. Pensée politique : La fin de la démocratie

Curtis Yarvin soutient mordicus que la démocratie est un système inefficace et brisé. Il propose de la remplacer par une structure inspirée des entreprises de la Silicon Valley #miamiam

  • Le Gouvernement-Entreprise : Il plaide pour que l’État soit géré comme une startup, avec un « techno-César » ou un PDG souverain doté d’un pouvoir absolu, rendant des comptes à des actionnaires plutôt qu’à des électeurs.
  • La « Cathédrale » : C’est le terme qu’il utilise pour désigner l’alliance entre les universités et les grands médias, qui, selon lui, impose un consensus progressiste et contrôle réellement le pouvoir aux États-Unis.
  • Le « Hard Reset » : Yarvin prône une refonte complète du système (comparable à un redémarrage informatique), incluant le licenciement massif des fonctionnaires (concept résumé par l’acronyme RAGE : Retire All Government Employees).

2. Influence et réseaux

Bien qu’il soit resté longtemps une figure marginale de la blogosphère, ses idées ont gagné en visibilité ces dernières années :

  • Proximité avec la Tech : Ses thèses séduisent certains milieux libertariens de la Silicon Valley, notamment l’investisseur Peter Thiel et l’entrepreneur Marc Andreessen.
  • Lien avec l’administration Trump : Ses idées influenceraient des figures importantes comme le vice-président J.D. Vance, qui a déjà cité Yarvin ou repris certaines de ses thématiques sur la déconstruction de l’État administratif.

3. Controverses

Yarvin est une figure très controversée en raison de ses positions radicales :

  • Hiérarchie et inégalité : Il rejette l’égalitarisme moderne et prône un retour à des structures sociales hiérarchiques.
  • Propos sur l’esclavage : Certains de ses écrits passés (notamment en 2009) ont été critiqués pour avoir suggéré que certaines populations pourraient être – je cite – « biologiquement mieux adaptées à des formes de servitude« . Smiley qui regerbe.
  • Césarisme : Son apologie d’un pouvoir autoritaire centralisé le place en opposition frontale avec les valeurs libérales et républicaines classiques.

Le concept de la « Cathédrale »

Pour Yarvin, le véritable pouvoir ne réside pas à la Maison-Blanche ou au Congrès, mais dans un réseau décentralisé qu’il nomme la Cathédrale.

  • Composition : Elle regroupe les universités prestigieuses (Ivy League), les grands médias (comme le New York Times) et la bureaucratie d’État.
  • Fonctionnement : Ce n’est pas une conspiration formelle avec un chef, mais un système d’incitations. Les idées sont produites à l’université, validées par les médias, et transformées en politiques par les fonctionnaires.
  • L’Effet : Selon lui, la Cathédrale fabrique l’opinion publique et rend toute opposition « illégitime » ou « irrationnelle ». Il compare le fait de sortir de ce système à une « pilule rouge » (Red Pill), une métaphore issue de Matrix qu’il a largement contribué à populariser dans les cercles politiques.

Influence sur J.D. Vance et la « Nouvelle Droite »

L’influence de Yarvin est passée de blogs obscurs aux plus hauts niveaux de l’État américain via la « Nouvelle Droite » (New Right) et on ne sera pas surpris outre-mesure si certains propos d’une certaine croite semblent directement inspirés de ces nouvelles thèses. Toxiques.

  • J.D. Vance : Le vice-président a admis avoir lu Yarvin et partage son constat sur l’inefficacité de l’administration actuelle. Vance a notamment repris l’idée de Yarvin selon laquelle un président devrait licencier chaque fonctionnaire de carrière et les remplacer par « nos gens », tout en défiant la Cour Suprême si nécessaire.
  • L’idée du « Coup d’État administratif » : Yarvin suggère que pour sauver la nation, un leader doit suspendre temporairement les règles démocratiques pour démanteler la Cathédrale. C’est ce que Vance et d’autres appellent le « combat contre l’État profond« .

Le rôle de Peter Thiel

On ne peut pas comprendre l’ascension de Yarvin sans Peter Thiel (cofondateur de PayPal et Palantir).

  • Peter Thiel a été l’un des premiers investisseurs de la startup de Yarvin, Urbit.
  • En 2009, Thiel écrivait : « Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles », une phrase qui résonne parfaitement avec la philosophie néoréactionnaire de Yarvin. Thiel sert de pont financier et idéologique entre ces idées radicales et les politiciens qu’il soutient.
Curtis Yarvin
Curtis Yarvin

Pourquoi est-ce important aujourd’hui ?

Contrairement à la droite conservatrice traditionnelle qui veut « réduire la taille de l’État », Yarvin et ses disciples veulent s’emparer de l’État pour le transformer en un outil de pouvoir absolu afin de briser le consensus progressiste.

Le projet Urbit, lancé par Curtis Yarvin en 2002 (via sa société Tlon), est sans doute l’aspect le plus concret de sa vision du monde. Il s’agit d’une tentative de reconstruire l’informatique à partir de zéro pour échapper au contrôle des géants du Web (la « Cathédrale »).

Voici les points clés du projet, étayés par ses principes techniques et idéologiques.

La philosophie : « L’informatique souveraine »

Pour Yarvin, l’internet actuel est cassé car nous sommes des « locataires » sur les serveurs de Google ou Facebook. Urbit vise à faire de chaque utilisateur un propriétaire de son propre serveur personnel.

  • Indépendance : L’objectif est de supprimer les intermédiaires. Votre identité, vos fichiers et vos applications ne dépendent plus d’une entreprise, mais d’une clé cryptographique que vous possédez.
  • Durabilité : Yarvin décrit Urbit comme un « ordinateur pour 100 ans ». Le système est conçu pour être figé une fois terminé, afin de ne jamais nécessiter de mises à jour cassant la compatibilité.

Une structure féodale numérique

C’est ici que la technique rejoint la politique de Yarvin. Urbit n’est pas une démocratie égalitaire, mais une hiérarchie strictement ordonnée de titres de propriété (identités numériques) basés sur la rareté :

  • Les Galaxies (256) : Le sommet de la pyramide (les « sénateurs »). Elles gèrent le réseau et le routage.
  • Les Étoiles (65 536) : Elles agissent comme des fournisseurs d’infrastructure pour les utilisateurs finaux.
  • Les Planètes (~4 milliards) : Ce sont les comptes pour les utilisateurs individuels.

Le projet Urbit, lancé par Curtis Yarvin en 2002 (via sa société Tlon), est sans doute l’aspect le plus concret de sa vision du monde. Il s’agit d’une tentative de reconstruire l’informatique à partir de zéro pour échapper au contrôle des géants du Web (la « Cathédrale »).

(Source : Unqualified Reservations, 2009).

Une prouesse (ou une folie) technique

Urbit ne tourne pas sur Windows ou Linux. Il utilise sa propre pile logicielle complète :

  • Nock : Un langage machine ultra-minimaliste (l’équivalent de l’assembleur).
  • Hoon : Un langage de programmation de haut niveau, réputé pour être extrêmement difficile à apprendre et volontairement obscur.
  • Arvo : Le système d’exploitation fonctionnel. Les détracteurs, comme ceux sur Hacker News, critiquent souvent cette complexité comme étant une forme de « sectarisme technologique » visant à exclure ceux qui ne font pas partie de l’élite initiée.

Liens avec le réseau de Yarvin

Bien que Yarvin se soit officiellement retiré du projet en 2019 pour se consacrer à ses écrits, Urbit reste soutenu par son écosystème :

  • Financement : Peter Thiel a injecté des fonds dès le début via Founders Fund.
  • Communauté : Le projet attire une communauté de développeurs « dissidents », d’artistes d’avant-garde et de libertariens radicaux qui cherchent à bâtir une société parallèle hors de portée de la modération des réseaux sociaux classiques.

Sources pour aller plus loin :

  1. Technique : Le site officiel urbit.org détaille la documentation du langage Hoon et de la machine virtuelle Nock.
  2. Idéologique : L’essai de Yarvin « Urbit: A personal cloud » explique sa vision d’un internet sans « seigneurs de plateformes ».
  3. Critique : L’article « The Rise and Fall of Urbit » dans Compact Magazine (2025) analyse les limites politiques et techniques du projet.
  4. Analyse politique : Le livre « The Dark Enlightenment » de Nick Land, qui théorise la fusion entre l’informatique d’Urbit et la pensée réactionnaire de Yarvin.
Curtis Yarvin est la figure intellectuelle qui émerge de la galaxie trumpiste. Son projet politique, défini comme « néoréactionnaire », propose d’en finir avec l’idée démocratique et de structurer le gouvernement comme une entreprise dirigée par un monarque absolu.
Curtis Yarvin est la figure intellectuelle qui émerge de la galaxie trumpiste. Son projet politique, défini comme « néoréactionnaire », propose d’en finir avec l’idée démocratique et de structurer le gouvernement comme une entreprise dirigée par un monarque absolu.

Tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera en servitude

C’est l’avertissement du philosophe Alain. On ne bascule pas du jour au lendemain dans un régime autoritaire. Ceux qui, à travers l’histoire, y ont plongé, n’étaient pas beaucoup plus bête que nous. Pas plus cons ni plus méchants. On y glisse doucement, sans fracas, à force de petits renoncement et d’inconscience.

Ça commence par des mots vidés de leur sens, des réalités travesties, des discours qui banalisent ce qui ne devrait pas l’être. Et puis, un beau matin, on réalise que la démocratie n’existe plus. On n’est même pas stupéfait.e. On est impuissant.e. Aujourd’hui, entre deux saluts nazis, l’hommage d’une partie de la presse à un homme qui a dédié sa vie à la haine et à la division, une discrimination de plus en plus assumée des minorités, des menaces de mort répétées à l’encontre d’artistes, d’activistes, d’avocats, de journalistes, vous ne l’entendez pas ? La petite musique qui monte.

Cette musique, ce n’est pas une mélodie

C’est le bruit assourdissant de la sonnette d’alarme. Nous y sommes, à ce moment charnière, où nous pouvons encore réagir. Nous pouvons encore faire du bruit. Nous pouvons encore mettre en lumière les faits vérifiés pour déchirer l’obscurantisme qui menace. Nous pouvons encore dire haut et fort que nous ne voulons pas de ce monde là. Nous pouvons utiliser nos droits tant que nous les avons. Le droit d’informer, le droit de nous rassembler, le droit de créer, le droit de rire et de faire rire, le droit d’affirmer notre envie de solidarité, notre besoin d’humanité.

La démocratie ne meurt que si on la laisse mourir

Nous avons encore le droit de résister de toutes nos forces à ce vent de haine et d’intolérance ; après tout : la démocratie ne meurt que si on la laisse mourir. Pour reprendre les mots de Cyril Dion : « Il est peut être temps d’arrêter de se demander de quel côté de l’histoire nous aurions été à l’époque, pour se demander de quel côté nous voulons être aujourd’hui ».


Salomé Saqué |Droit dans les yeux |La Grande Libraire | France 5

C’est les fêtes de fin d’année, on a encore bien le droit de rêver un petit peu ou bien ?

Entre géants technologiques et État surpuissant + la montée en flèche de l’extrème droite un petit peu partout, c’est terrible, horrible, mais c’est comme ça : un nouveau régime politique est en train de s’installer. Loin d’une simple crise de la démocratie, Asma Mhalla dénonce un « fascisme spectacle » et un « totalitarisme soft » où notre attention est la cible. Le cirque incessant de Coin-coin n’est pas qu’une mauvaise hallucination. Les boufons sous Ketamine sont en train de nous la coller dans les grandes largeurs. L’enchevêtrement redoutablement efficace entre technologies, grandes plateformes, pouvoir politique et puissance de l’argent montre comment cette alliance infiltre la politique, la géopolitique, nos vies quotidiennes, et dessine en creux plusieurs futurs possibles (globalement de merde).

Rien n’est écrit d’avance, mais une chose est sûre : comprendre est devenu une condition préalable pour agir.

L’Europe : arbitre sans sifflet

Dans ce contexte, l’Europe et la France apparaissent reléguées sur le banc de touche face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie. Faute de stratégie de puissance, l’Europe tente de contenir par le droit ce qu’elle ne maîtrise pas technologiquement. Et c’est peu dire que c’est pas grand chose. Mais bon.

Quel avenir bordel ?

Reste la question centrale : que faire ? Asma Mhalla explore plusieurs pistes — co-gouvernance transatlantique, retour du lien nation-armée, émergence d’un « Big Citizen » — autant de tentatives pour redistribuer les cartes du pouvoir et du débat démocratique. L’enjeu est clair : éviter d’être aspirés par l’hypervitesse et la fusion incontrôlée du réel et du virtuel. De mon point de vue, la sortie la plus crédible — mais bon — passe par la reconquête de notre indépendance. Quitte à faire un peu sourire mais je m’en fous, en 2026, avec mon copain Stéphane Chauvin : on lance notre propre IA.

Nous voulons faire de chaque territoire un territoire qui maîtrise mieux son rapport au numérique

J’ai passé une large partir de ma vie à battre et rebattre la campagne (j’habite à Niort dans les Deux-Sèvres) pour convaincre encore et encore les élu.e.s, patrons de boîtes, gens de prendre le numérique au sérieux. De son développement, à son hébergement, jusqu’à son usage concret dans la vie de ses habitant.e.s, ses entreprises et ses institutions locales. L’IA ne doit pas être une boîte noire inaccessible. Les réseaux sociaux ne doivent pas être q’une propagande dangereuse et toxique. Le numérique peut également être une technologie au service du bien commun, compréhensible, auditable et responsable. Par tous et pour tous. Pour ça, tournezou, virezou, une seule alternative : développer ça nous-mêmes, chez nous, ensemble. Voilà. C’est les fêtes de fin d’année, on a encore bien le droit de rêver un petit peu ou bien ?

Je vous embrasse, bonnes fêtes et à l’année prochaine.

Lydia : une IA locale et souveraine qui combine le meilleur des deux mondes

Genèse du projet

Avec Stéphane Chauvin, nous avons créé Lydia, un plugin WordPress qui répond à une question simple : et si votre site avait sa propre intelligence artificielle ?

Pas une IA générique connectée à un fonds de pension US sous kétamine. Non. Une IA locale qui connaît votre site, comprend votre contenu, et peut réellement aider vos visiteurs à s’orienter. Et dont vous connaissez au moins un des deux fondateurs puisque c’est moi 😃

Le principe est simple

Lydia combine trois sources de connaissances :

  1. Mistral AI – L’intelligence artificielle française, développée dans le respect des valeurs européennes
  2. Le contenu de votre site WordPress – Vos articles, vos pages, votre expertise
  3. Wikipedia (optionnel) – Pour enrichir les réponses avec des connaissances générales

Le résultat ? Une IA qui peut à la fois vous expliquer un concept général ET vous orienter vers le bon article de votre site. Le meilleur des deux mondes.

Pourquoi nous avons fait ça ?

Parce que nous croyons à la souveraineté numérique. Vos données restent chez vous. L’IA tourne sur votre serveur, utilise votre contenu, et répond à vos visiteurs. Rien n’est stocké ailleurs. Tout est transparent.

C’est aussi une façon concrète de montrer qu’on peut faire du numérique local, compréhensible, et maîtrisé. Pas besoin de dépendre d’une boîte noire US ou d’un algorithme opaque.

Comment ça marche (vraiment) ?

Quand un visiteur pose une question à Lydia :

  1. Le plugin cherche dans votre contenu WordPress les articles pertinents
  2. Il consulte Wikipedia si besoin (et si vous l’avez activé)
  3. Il envoie tout ça à Mistral AI avec la question
  4. Mistral génère une réponse en français, en citant ses sources
  5. Le visiteur obtient une réponse précise avec des liens vers vos pages

Techniquement, c’est du RAG (Retrieval Augmented Generation) appliqué à WordPress. Concrètement, c’est juste une IA qui sait de quoi elle parle quand elle parle de votre site.

Installation en 15 minutes

On a voulu que ce soit vraiment simple :

  1. Créez un compte gratuit sur Mistral AI
  2. Téléchargez le plugin
  3. Installez-le sur WordPress comme n’importe quel plugin
  4. Collez votre clé API Mistral
  5. Ajoutez simplement le code dans une page.

C’est tout. Lydia est en ligne. Exemple concret : https://jcgilbert.fr/lydia/

Ce que Lydia ne fait PAS

Soyons clairs pour éviter toute confusion :

  • ❌ Lydia ne modifie pas votre site
  • ❌ Elle ne stocke pas les conversations
  • ❌ Elle n’envoie pas vos données ailleurs qu’à Mistral (entreprise française, RGPD-compliant)
  • ❌ Elle ne fait pas le café (encore)

Open source et gratuit

Le plugin est 100% gratuit et le code est ouvert. Vous pouvez le modifier, l’adapter, l’améliorer. C’est fait pour être partagé.

Le seul coût, c’est l’API Mistral, qui fonctionne en pay-as-you-go. Mistral offre des crédits gratuits pour tester, et ensuite c’est environ 0,001 à 0,003€ par question. Pour vous donner une idée : 1000 visiteurs qui posent 2 questions chacun = 6 à 18€/mois selon le modèle choisi.

Pour aller plus loin

Si le projet vous intéresse, vous pouvez :

Pourquoi « Lydia » ?

Parce qu’une IA locale mérite un prénom. Simple, direct, mémorable. Et puis c’est plus sympa que « WordPress-RAG-Plugin-v1.0« .


Développé par Jean-Christophe Gilbert et Stéphane Chauvin
Propulsé par Mistral AI
Dans le cadre du projet IA1.fr – Intelligence Artificielle locale

Asma Mhalla : «Les réseaux sociaux sont des technologies d’organisation de milices numériques»

Sur la question de la nature des réseaux sociaux, ils ne sont par nature, pas du tout un espace informationnel. C’était des plateformes privées pour faire du divertissement, créer du lien, c’était la promesse de Facebook, etc. Ce n’était pas un média initialement, ça n’avait pas cette vocation. Ce sont des espaces dits publics mais qui pourtant sont aujourd’hui des plateformes privées. Donc il y a un mélange des genres et une promesse qui en fait est l’objet d’une confusion. Ça c’est la première chose.

Et la deuxième chose, c’est pas binaire, c’est pas exclusif, c’est pas « l’un ou l’autre », c’est pas Twitter avant Musk, puis Twitter après Musk, c’est l’un et l’autre.

C’est-à-dire que Twitter avait déjà un problème de modération avant, disons, comme n’importe quelle plateforme, mais que ce qu’apporte Elon Musk, c’est une strate idéologique supplémentaire qui, en fait, filtre davantage, biaise davantage, invisibilise ou survisibilise davantage certaines idées, certains comptes, certaines idéologies, et devient un mégaphone extraordinaire. Ce qui fait que ce n’est plus simplement un réseau social, ce n’est plus même pas une plateforme privée. Ce sont aujourd’hui des technologies de masse, de propagande, d’embrigadement, de recrutement, de polarisation et enfin d’organisation de milices numériques. Et ça, il faut le dire.

Je cherche à comprendre

Mon métier est d’aider à clarifier, construire et faire performer avec de l’IA : site WordPress, acquisition, emailing, SEO, pubs. On mesure ce qui compte, mais pas que.

Ce que je fais (aussi concrètement que possible)

  • Stratégie & offre : positionnement, parcours client, plan d’action 30/60/90 jours.
  • WordPress : sites rapides et propres (Astra, WooCommerce, membres, PWA).
  • Acquisition : SEO, contenu, réseaux sociaux “sans toxique”.
  • Emailing & automation : Brevo / MailPoet, délivrabilité, segmentation.
  • Ads malines : Meta & Google Ads, budgets maîtrisés.
  • Mesure & Datadoc : un reporting clair qui mène à des décisions, pas à des excuses.
  • Événements & lancements : com’, billetterie, rétroplanning béton.

Je travaille comme un artisan

  1. Audit express (45–90 min) pour voir vite ce qui bloque et ce qui peut scaler.
  2. Feuille de route priorisée, simple et datée.
  3. Sprints courts, points mensuels, livrables visibles.
    Tarifs transparents, pas de jargon, pas d’effet tunnel et encore moins d’usine à gaz.

Pour qui ?

TPE/PME, projets culturels, e-commerce, restauration, industrie, équestre…
Basé à Niort, j’accompagne des équipes dans le coin, c’est mieux.

Mes objectifs sont simples

  • Un site qui charge vite et convertit.
  • Des campagnes qui rapportent (et pas juste des “vues”).
  • Des décisions sereines grâce à des chiffres lisibles + des verbatims clients périodiques.

Voilà pour l’essentiel.

En début d’année, je me suis posé une question con : est-ce qu’on peut créer un réseau social local, sans pub, à taille humaine ?

6 mois plus tard, ma réponse est : oui. Revolucion.fun n’est ni Facebook, ni Insta, ni TikTok… Mais si tu veux poster une photo, partager un texte, ou juste traîner dans un fil d’actus pépère et sans haines, eh beh oui… ça fonctionne. C’est minimaliste. C’est libre. C’est local. C’est déjà un peu vivant.


🚩 L’étape suivante, c’est quoi ?

Pas de levée de fonds en mode start-up, ni de pitchs devant des business angels à la con, j’ai passé l’âge. Juste trouver de quoi faire tourner le truc : hébergement, développement, modération, etc. Sans pub. Sans algorithmes foireux.


🧩 Et là, j’hésite.

Je pourrais :

  • Monter une association loi 1901
  • Passer par un éventuel néo statut d’entrepreneur individuel
  • Créer une petite coopérative
  • Ou inventer un autre modèle… avec vous ?

🎯 L’idée, c’est de développer un modèle soutenable pour un réseau social local, libre, indépendant.

Et comme ce réseau, il est pour nous, eh bien je me suis dit que tiens, c’est l’été, vous auriez peut-être des idées, des envies, des suggestions ?

👉 Vous en pensez quoi ? Vous seriez partant.e.s pour soutenir ça ? Sous quelle forme ? Asso, cagnotte, adhésion, dons, pierres précieuses, fromage de chèvre ?


💬 J’attends vos retours sur Linked In. Et merci d’être là. Même en plein mois d’août et en néo retraité, c’est bon de sentir que le lien social, ça se cultive. 🌱