Le climat part en brioche, la politique part en cacahuettes et l’avenir en carafe. Ok. So what ? Peut-être pouvons-nous être au rendez-vous pour le rendre meilleur. En fait, nous le devons. En n’oubliant jamais qu’un optimiste est un imbécile heureux, et un pessimiste un imbécile malheureux.
Se promettre à soi-même
- De voir l’optimisme non pas comme une prédiction, mais comme un choix. Les pessimistes ont parfois raison, mais ils ne bâtissent jamais rien.
- De se rappeler que l’avenir n’est pas un endroit où nous allons. C’est une chose que nous fabriquons. Chaque jour, à travers chaque choix, qu’on l’admette ou non.
- D’être tellement occupé à améliorer les choses qu’on n’a plus le temps d’expliquer pourquoi elles ne peuvent pas s’améliorer.
- De comprendre que « ça pourrait ne pas marcher » n’est pas une raison pour s’arrêter. Prévoir les risques et s’engager à apporter sa contribution.
- D’échanger le confort de la certitude contre la possibilité de contribuer. La certitude est réservée aux spectateurs.
- D’être trop généreux pour accumuler, trop curieux pour le cynisme, trop engagé pour le désespoir, et trop occupé à livrer pour tolérer la présence de la Résistance.
- D’arrêter d’attendre d’être choisi. Le monde se moque de vos diplômes ou de vos titres. Il ne se soucie que de ce que vous créez.
- De commencer. Avant d’être prêt. Parce que vous ne serez jamais prêt.
Promettre au travail
- De livrer. Non pas parce que c’est facile, mais parce qu’un travail non partagé n’aide personne.
- De faire en sorte que l’outil serve l’humain, et non l’inverse.
- De se rappeler que chaque outil est un enseignant. La main a façonné la pierre et la pierre a façonné la main.
- De signer son travail. Non pas pour en tirer de la gloire, mais pour gagner la confiance.
- De réparer le problème, pas de chercher le coupable.
- D’honorer les tâches ingrates. L’infrastructure, c’est de l’effort rendu invisible.
- De savoir faire la différence entre bâtir quelque chose dont les gens ont besoin, et avoir besoin que les gens veuillent ce que l’on a bâti.
Se promettre les uns aux autres
- De se demander, à chaque fois : possible pour qui ? Un levier qui ne soulève que les personnes qui le tiennent n’est pas un levier.
- D’être tout aussi enthousiaste pour le succès des autres bâtisseurs que pour le sien. La pénurie est une fiction ; les possibilités s’accumulent et se multiplient.
- De se rappeler que quatre milliards de personnes ont eu un téléphone avant d’avoir une bibliothèque ou une banque. Le téléphone est devenu les deux.
- D’enseigner ce que l’on sait. La générosité est le seul fossé de protection qui agrandit le monde.
- D’assumer la responsabilité des moyens autant que des fins.
- D’accueillir le sceptique sans le devenir soi-même.
- De débattre du « comment » sans abandonner le « si ». Nous pouvons améliorer les choses. Débattons de la manière d’y parvenir.
- De mesurer ce qui compte vraiment. Peu importe l’argent que vous levez, le genre de buzz que vous réussissez à générer, ou sous quels ponts vous jouez les trolls. Ce qui compte, c’est le bénéfice créé. Pas l’engagement, mais l’adhésion.
Un optimiste est un imbécile heureux,
et un pessimiste un imbécile malheureux.
Promettre à l’avenir
- D’accepter le véritable choix entre le possible et le probable. Quand votre travail a un impact, jouer à la loterie n’est pas une option morale. Les conséquences négatives risquent de retomber sur les autres.
- D’adopter une vision à long terme pour l’objectif et à court terme pour l’action. Plantez des arbres. Livrez aujourd’hui.
- De se rappeler que Socrate avait raison de dire que l’écriture changerait la mémoire. Il avait tort lorsqu’il affirmait qu’elle nous diminuerait.
- De remarquer que chaque époque a son imprimerie, et que chaque époque a ses personnes qui brûlent les livres.
- De tenir le levier des possibilités et de la technologie à deux mains. Une main pour l’ambition, une main pour la responsabilité.
- De se rappeler les erreurs du passé, d’en tirer des leçons et d’aller de l’avant. La culpabilité n’est pas une stratégie. L’expérience, la réparation et l’engagement en sont une.
- De réaliser que le monde entier ne sera jamais de votre côté, et que pourtant, nous devons nous engager à bâtir pour le monde entier.
- De comprendre que ce crédo ne concerne pas la technologie. La technologie n’est que le nom le plus récent donné à la plus vieille des promesses : que demain peut être meilleur qu’aujourd’hui, et qu’il nous appartient de le construire.
La pierre est entre nos mains. Elle nous façonne déjà.
Qu’allons-nous façonner en retour ?
Ce texte est la traduction d’un article de Seth Godin (à l’exception du chapeau).
https://seths.blog/2026/07/the-builders-creed/
