La phrase est de Carloz Diaz. Elle est parfaite. Et résume parfaitement la sottise, l’aveuglement, l’ignorance, l’obscurantisme des andouilles qui nous gouvernent. Une élite politique et intellectuelle qui maîtrise mal la tech et qui décide ce qui serait “bon” pour nos enfants. On interdit plutôt qu’on transmet. On simplifie plutôt qu’on responsabilise.
Qui décide ?
Ceux qui confondent Instagram et TikTok en audition parlementaire ?
Ceux pour qui un VPN ressemble à une pathologie exotique ?
Ceux qui n’ont jamais mis les pieds sur Discord ?
Le sujet n’est pas de protéger les enfants des réseaux sociaux. Le sujet est de leur apprendre à vivre avec.
Leur donner des repères.
Des outils.
Un esprit critique.
Et donner aux parents les moyens d’accompagner, pas de subir.
Entre protection et infantilisation, il existe un espace : il s’appelle l’éducation.
Mais éduquer, c’est long. C’est exigeant. Ça ne tient pas en un communiqué de presse.
Interdire, en revanche, c’est simple. Ça rassure. Ça donne l’illusion d’agir.
Alors on interdit. Comme des cons.
Et dans vingt ans, on découvrira que nos jeunes sont partis ailleurs chercher les compétences numériques, la culture tech et l’autonomie qu’on aura refusé de cultiver ici.
L’Histoire nous a pourtant déjà donné la leçon : à chaque époque où une élite a tenté de verrouiller l’accès à l’information, elle a fini par perdre.
La question n’est pas de savoir si ça se reproduira.
La question est juste de savoir quand.
