Juillet 2025. Je prends ma retraite. Bien pértiée. Bien méritée (les gros doigts, c’est terrible. Bref). Retraite #ouf mais pas retraite pour faire des mots croisés. Ni pour attendre la soupe de midi. Coup de bol, comme par hasard (je ne crois pas au hasard) je croise un jour mon vieux pote Stéphane Chauvin. Lui, il enseigne carrément l’IA. Bac + 57, doctorat de math, enseigne dans différentes Universités ainsi qu’au Cnam de Niort. Une pointure. On boit un coup. Deux. On refait le monde. Et au lieu d’en rester là, on décide de monter un truc. Un vrai. mais bon : pas de business plan. Pas d’investisseurs. Pas de PowerPoint. Juste une idée : ia1.fr. Un plugin WordPress open source. Open source on colle tout sur GitHub. Tout lisible. Tout auditable. Notre façon de dire : on n’a rien à cacher. Si c’est bien, prenez-le. Si c’est raté, dites-le-nous.
Ce projet m’apprend une chose très importante : l’IA ne fait pas de magie. Elle calcule. Vite, beaucoup, sans relâche — mais elle calcule. Rien de plus. Rien de moins. Et quand on a compris ça, déjà, on respire.
La nature et l’IA

Décembre 2025. Je lance ianature.com. Parce qu’une question me trotte dans la tête : est-ce qu’une machine peut aider à mieux regarder un oiseau ? Une forêt ? L’eau qui coule ? Pas pour remplacer l’œil humain. Pour lui donner un coup de pouce, après tout, pourquoi pas ? C’est là que je change ma façon d’utiliser l’IA. Plus comme un moteur de recherche gonflé aux hormones. Plutôt comme un partenaire de réflexion — qui se trompe parfois, qui surprend souvent, et qui n’a jamais la prétention d’avoir raison tout seul.
Niort mérite mieux
Février 2026. ianiort.com. Parce que les décideurs locaux en ont besoin. Pas d’une conférence de plus avec des slides en anglais. Pas d’un consultant parachuté de Paris à mille euros la journée. D’une voix locale. Directe. Sans filtre commercial.
L’IA peut rendre service — à une PME, une mairie, une asso. À condition de savoir ce qu’elle fait bien. Et surtout ce qu’elle fait mal. Parce que les promesses sans limites, ça a un nom : l’arnaque.

Je crois aux données qui restent sur le territoire. Aux valeurs ajoutées qui profitent aux gens d’ici. Ce n’est pas que du marketing. C’est ce que je pense vraiment.
Tom

ia1.fr grandit. Evolue comme l’IA. A toute berzingue (comme disent les jeunes aujourd’hu). Grosse nouveauté : le concept de loop s’impose — cette idée qu’une IA peut apprendre, corriger, recommencer, s’améliorer. C’est solide. C’est prometteur. C’est aussi froid comme un rapport d’expert.
Alors je lui donne un prénom. TOM (c’est celui de mon petit-fils) (24 mois).
Pas QUE pour attendrir la galerie. Pour me souvenir — chaque jour — que derrière les algorithmes, il y a des gens. Et que si la technologie ne les sert pas, elle ne sert à rien. Un nouveau site est en ligne. C’est tout neuf. C’est imparfait. Mais c’est ouvert.
Vu de ma fenêtre : ce qui change vraiment ? La vitesse !
L’IA n’est pas une révolution. Avec des angles morts, des biais, des limites bien réelles. Ceux qui vous promettent le contraire — regardez de plus près ce qu’ils vendent.
Ce qui change vraiment ? La vitesse. On teste une idée en une heure. On défriche un terrain inconnu en une après-midi. On apprend sans avoir à lever la main au fond d’une salle de cours.
Pour un retraité curieux, attaché à son bout de territoire, qui a toujours préféré faire que parler, c’est énorme.
Je ne sais pas où ça mène. Mais je sais pourquoi je le fais.
Et pour qui.

