Mettons les choses au clair. Martin Winckler a très clairement répondu à mon précédent post sur son blog « Je regrette sincèrement la dédicace de « La Maladie de Sachs » le 12 novembre dernier.
Il a reconnu le problème.
Il a présenté des excuses publiques, écrites, assumées.
Sur ce point, je n’ai strictement rien à lui reprocher.
Le problème est désormais ailleurs.
À ce jour (mardi 30 décembre 2025), les éditions P.O.L. maintiennent en ligne, sur leur site, la dédicace originale de La Maladie de Sachs, mentionnant toujours le nom de Christian Koenig — l’homme qui a assassiné ma mère en 1992, condamné par contumace.
Ce n’est plus une question de débat.
Ce n’est plus une question d’ignorance.
Ce n’est plus une question d’auteur.
C’est une question d’exécution – si je puis m’exprimer ainsi*
Supprimer une dédicace d’une page web doit prendre environ deux minutes trente. Un coup de blanco sur l’écran et zou. Il n’y a ni obstacle technique, ni complexité juridique, ni aucune justification éditoriale valable. Juste une forme de paresse, oubli, inconséquence, on verra ça plus tard, trois petits points.
À partir du moment où l’auteur lui-même reconnaît que cette dédicace est une erreur, le maintien en ligne par l’éditeur devient un choix.
Et ce choix est, pour les proches de la victime, à force, pénible.
Je ne demande rien d’extraordinaire.
Je ne réclame ni excuses supplémentaires, ni discours, ni mise en scène.
Je demande simplement que cesse, aujourd’hui, l’exposition publique du nom d’un assassin sur le site d’un éditeur reconnu.
Il est temps que les équipes techniques de P.O.L. retirent leurs moufles.
Et fassent ce qui aurait déjà dû être fait. Depuis bien longtemps.
J’attends.

Capture d’écran réalisée à partir du site de l’éditeur : https://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-86744-603-0 | Nous sommes le mardi 30 décembre 2025.
* Maman avait beaucoup d’humour.
